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Fiche de lecture de l’œuvre *Le Père Goriot*

Informations essentielles

Auteur : Honoré de Balzac
Titre : Le Père Goriot
Date de publication : 1835
Édition / collection / nombre de pages : Édition Folio classique / 367 pages

Éléments biographiques

Honoré de Balzac naquit le 20 mai 1799. Très tôt, il fut placé en pension, et l’indifférence de ses parents à son égard l’a beaucoup marqué. Il est pensionnaire au collège de Vendôme jusqu’en 1813. En 1818, il s’inscrit à la faculté de droit.

En 1822, il devient l’amant de Madame de Berny, qui lui apporte l’affection dont il a toujours manqué dans son enfance. Ses romans lui rapportent beaucoup, mais en 1828 il fait faillite et est poursuivi par ses créanciers. En 1830, il commence la série de romans qui, en 1841, prendra le nom de La Comédie humaine. Il meurt le 18 août 1850, laissant derrière lui quelques romans inachevés qui seront tout de même publiés.

Portrait d’Honoré de Balzac

Autres œuvres de Balzac

  • Eugénie Grandet
  • Les Illusions perdues
  • La Cousine Bette
  • Le Cousin Pons

Présentation de l’œuvre

Le Père Goriot est un roman d’Honoré de Balzac, commencé à Saché en 1834, dont la publication commence dans la Revue de Paris et qui paraît en 1835 en librairie. Il fait partie des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine. Le Père Goriot établit les bases de ce qui deviendra un véritable édifice : La Comédie humaine, construction littéraire unique en son genre, avec des liens entre les volumes, des passerelles, des renvois.


Les personnages

Arbre des personnages du roman

Le Père Goriot

Vieillard qui a dédié sa vie à ses filles, Delphine de Nucingen et Anastasie de Restaud. Pour elles, il n’hésita pas à se ruiner, leur offrant tout ce qu’elles désiraient. (Au fur et à mesure de l’histoire et à mesure que sa fortune se dilapide — s’anéantit — il monte dans la pension Vauquer.) Son dernier vœu sera de voir ses filles sur son lit de mort. Il ne le réalisera pas, ce qui le laissera mourir avec l’idée que ses filles ne l’aiment pas. → Voir des pages 126 à 129 dans le livre.

Eugène de Rastignac

Jeune provincial âgé de 22 ans, sans aucune fortune. Il rêve d’entrer dans la haute société de Paris. Pour arriver à ses fins, il demande de l’aide à la vicomtesse de Beauséant, sa cousine. En effet, elle le met en relation avec Madame de Nucingen (baronne) lors d’une sortie au théâtre. Celle-ci prend alors Rastignac comme confident, puis plus tard comme amant. Rastignac permettra également à la baronne de reprendre contact avec son père (le père Goriot).

Rastignac est quelqu’un d’honnête : il fera tout pour éviter la mort du frère de Victorine Taillefer, mais sa tentative échouera puisque Vautrin le tuera.

Vautrin

Forçat (détenu) âgé d’une quarantaine d’années. Il est surnommé « Trompe-la-mort » : il s’est échappé du bagne de Toulon. Il est intelligent et souhaite aider Rastignac dans sa quête de fortune, en lui proposant d’assassiner le frère de Victorine Taillefer, car celle-ci touchera l’héritage de son père. Vautrin mettra ce plan à exécution lui-même, après le refus de Rastignac. À la fin du livre, il sera arrêté par le commissaire Gondureau et sera mis en prison pour ses crimes et son évasion.

Delphine de Nucingen

Baronne et fille du père Goriot. Elle est mariée à un banquier qui ne lui offre que le nécessaire vital, comme les habits et la nourriture. Madame de Nucingen est une femme malheureuse, jusqu’à sa rencontre avec Rastignac, qui deviendra par la suite son amant. Malgré cela, elle reste rude à l’égard de Rastignac, même si elle a des sentiments pour lui. Elle aime son père, même si elle ne le verra pratiquement plus, suite aux refus de son mari.

Anastasie de Restaud

Fille aînée de Goriot. Elle est comtesse suite à son mariage avec le comte de Restaud. Elle devra renoncer, elle aussi, à voir son père à cause de son mari. Elle a pour amant Maxime de Trailles.

La vicomtesse de Beauséant

Elle est la cousine de Rastignac et une personne très importante à Paris, notamment grâce à son hôtel. Malheureusement, elle n’a que très peu de chance puisqu’elle est l’amante du marquis d’Ajuda-Pinto, qui est sur le point de se marier avec Mademoiselle de Rochefide. Bien entendu, elle essaiera d’empêcher que ce mariage ait lieu. Malgré ses problèmes, elle n’hésitera pas à prendre Rastignac sous son aile et à l’aider à obtenir ce qu’il veut, en le conseillant et en lui présentant des personnes importantes.

Madame Vauquer

C’est la propriétaire de la pension Vauquer, qu’elle tient depuis une quarantaine d’années. Son affaire ne marche plus très bien, notamment à cause du départ de nombreux pensionnaires. Elle a deux employés : Christophe et Sylvie. Elle est assez âgée et apprécie Vautrin avant d’apprendre que celui-ci est un hors-la-loi.

Victorine Taillefer

Au début du récit, elle est pauvre, n’ayant comme femme de chambre et amie que Madame Couture. Puis, grâce à Vautrin, qui tua son frère, elle fut remise dans le testament (legs / héritage) de son père comme unique enfant. À la suite de cela, elle quitta la pension pour retourner chez son père.

Mademoiselle Michonnau

C’est elle qui dénonce Vautrin, avec la complicité de Poiret, à Gondureau pour 2 000 francs. Pour cela, elle le drogue et le frappe sur l’épaule pour voir réapparaître son immatriculation. À la suite de ce fait, Vautrin fut emprisonné, après un vote à l’unanimité. Poiret est un de ses meilleurs amis, peut-être plus même, puisqu’il la suit pour quitter ensemble la pension.

Bianchon

Jeune étudiant en médecine, c’est un bon ami de Rastignac. Il s’occupera de Goriot durant ses dernières heures et paiera une partie de l’enterrement de celui-ci.

Christophe

Un garçon de peine.

Sylvie

La cuisinière.


Résumé du roman

Rastignac est un jeune homme de petite noblesse. Il vient à Paris en espérant y rencontrer la fortune. Mais il n’a ni l’argent, ni la connaissance de la société parisienne nécessaires. Une de ses cousines lointaines, Madame de Beauséant, une des dernières grandes dames, le prend sous son aile pour l’aider à appréhender ce monde qu’il ne connaît pas.

Grâce aux femmes, il va apprendre les mœurs de cette société pervertie et, en s’adaptant, parviendra à en gravir les échelons. Cependant, dans ce monde déluré, un homme, le père Goriot, est l’emblème même du désintéressement. Il se sacrifie pour ses filles, qui en retour ne lui offrent que le mépris. Rastignac, touché par le dévouement de ce père pour ses filles et voyant comment ces dernières le traitent, comprend cependant que, malgré lui, il devra s’adapter aux coutumes de ces gens et agir comme eux pour parvenir au sommet.

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